10 ans de homeschooling: mes 10 plus grosses erreurs!

10 ans déjà ?! Qu’est-ce que ça file! Du homeschooling au unschooling, ces 10 années ont été merveilleuses et si j’ai un regret, c’est de n’avoir pas connu plus tôt la possibilité d’apprendre en famille!

10 ans, c’est un bon moment pour faire mémoire, les enfants d’alors sont de jeunes adultes aujourd’hui, le bébé a maintenant 10 ans et un petit frère en prime! Que d’aventures! Que d’apprentissages, en premier lieu pour moi, la maman! Alors j’ai décidé de vous partager mes 10 plus grosses erreurs, qui sait, vous pourrez peut-être en éviter quelques-unes! Ou peut-être en avez vous aussi de bonnes à nous partager? 😉

1.     Imiter l’école…

Oooh mais pas n’importe quelle école ! En démarrant, j’avais en tête une idée très précise de mon école à la maison parfaite ! Je lui ai même donné un nom, « le grenier des merveilles » … Et qu’il était beau, mon grenier ! J’avais même récupéré des vieux bancs d’école pour l’équiper !  Et puis, j’ai commencé par instaurer un horaire, lever, petit déjeuner, tâches, matinée de travail… La matinée, c’était 3 heures dans le grenier en question. 3 heures, parce que j’avais lu chez Maria Montessori que le cycle de concentration de l’enfant dure trois heures. Donc, pas une minute de moins, pas une minute de plus ! J’étais vraiment une bonne élève, quand j’ai commencé « l’école à la maison » !

Mais voilà, tout ça c’était très intéressant, mais ce n’était pas nous ! Après un mois, j’étais sur les genoux, et les enfants tournaient dans notre grenier comme des lions en cage. Pourtant 3 heures de travail par jour, on est d’accord, ce n’est pas la mort ! Mais ce n’est pas nécessaire, c’est tout ! La vie d’une famille, ce n’est pas la vie d’une école. Nous avons le grand luxe de pouvoir nous adapter aux rythmes et aux besoins de chacun, alors profitons-en ! Comprendre ça, m’a libérée d’un grand poids, et a permis a notre apprentissage en famille de prendre son envol !

2.     Acheter trop vite et trop de matériel

Avant de penser à l’école à la maison, j’avais d’abord cherché des écoles alternatives, différentes. J’ai visité plusieurs écoles Montessori, j’en ai trouvé une magnifique, et j’ai demandé des informations, en vue d’y inscrire nos enfants. Aaargh ! Le prix ! Je leur ai même proposé de bosser pour eux pour payer la scolarité de nos 4 enfants… ce n’était pas assez ! J’ai compris que ce n’était pas notre voie. Mais du coup, avec tous ces chiffres en tête, en comparaison, le matériel Montessori dont je rêvait depuis des années ne m’a plus paru si cher : avec la moitié du minerval d’une année d’école Montessori pour un seul enfant, je pouvais équiper mon grenier des merveilles comme une vraie caverne d’Ali-Baba Montessorienne ! Le rêve! Je n’ai pas trop réfléchi, j’ai cliqué … et l’encombrement pédagogique a commencé !

En réalité, ici encore, la vie en famille est extrêmement différente de l’école. Une classe, si on ne l’équipe pas, c’est vide! Une maison, ça vit déjà, c’est plein de trucs intéressants et utilisables pour apprendre. La cuisine et la boîte à outils regorgent d’instruments de mesure, les pois chiches, grains de riz, pommes, perles, boutons et j’en passe se prêtent admirablement à toutes formes de comptage ou de tri, les jeux de construction à la géométrie … Tout est là!

C’est pour cette raison, d’ailleurs, que vous trouverez sur ce blog très peu de recommandations de matériel … Pourtant, je pourrais en faire des « testé pour vous »! Mais la conclusion serait un peu lassante : testé pour vous, bien sympa mais encombrant et pas nécessaire!

3.     Fabriquer trop de matériel

Les chaînes de perles de mathématiques, les cartes de botanique, les mobiles, hochets ergonomiques, cartes de géographie … Ce qu’on n’achète pas, bien sûr, on peut le faire soi-même ! Les tutos en tous genres ne manquent pas en ligne ! Et c’est ce que j’ai fait, et mon mari et nos aînées avec moi. J’ai passé des jours et des nuits à enfiler les perles de bois coloré dans du fil de fer … pour quelques temps plus tard faire mes comptes et réaliser que j’aurais pu trouver ce matériel tout fait et moins cher ! Et puis j’ai dessiné, colorié, découpé, plastifié de ravissantes cartes de botanique, de beaux petits livrets … Dix ans après, ils n’ont pas servi. Aucun de nos enfants n’a jugé ce matériel digne d’intérêt ! Mais moi, la maman, entre l’allaitement de la petite dernière du moment, la fabrication du matériel, l’école à la maison, je me suis rapidement épuisée !

Heureusement on apprend de ses erreurs, et aujourd’hui, le franc est tombé, j’attends qu’il y ait un intérêt pour un domaine, et quand l’occasion se présente, je cherche avec l’enfant ce qui pourra l’aider à répondre à ses questions … Le plus souvent, nul besoin de matériel particulier, cf. erreur numéro 2 ! Et si nous voulons un support, la bibliothèque n’est pas loin !

4.     Les rythmes naturels

L’horaire … Quand on fait l’école à la maison, une des questions que les gens nous posent le plus souvent, c’est : « Comment se passent vos journées ? ». Il y a 10 ans, j’étais très rassurée de pouvoir leur répondre que « nous nous levons à 7 heures, qu’après le petit déjeuner on range la cuisine, puis on travaille de 8h30 à 11h30, puis les enfants vont jouer dehors pendant que je prépare le dîner « … horaire léger, structuré, équilibré !

Mais la vérité, c’est que ce type d’horaire répété tous les jours ne correspondait ni aux rythmes naturels des enfants, ni aux miens ! En été ou en hiver, on n’a pas les mêmes horaires ! Et puis dans une famille, il y a des lève-tôt et des lève-tard ! Des jours de pluie et des jours de soleil ! Un jour où on est en forme, un jour où on est malade …

Et puis il y a mon rythme de femme, que la société s’obstine à nier, mais qui est bien réel ! Une femme n’a ni les mêmes besoins ni les mêmes capacités aux différents moments de son cycle.  Ce qui est bien dans notre famille, c’est qu’avec 6 femmes dans la maison, on peut difficilement passer à côté !

La vérité c’est que pour mille raisons, imposer un rythme mécanique identique tous les jours et à tous les membres de la famille, ça ne nous convenait pas du tout. Heureusement la vie nous l’a très vite montré, et on a rectifié le tir.

5.     Trop de socialisation

La vérité, c’est qu’on nous matraque tellement avec la question de la socialisation, que ça m’a fait peur ! Peur que mes enfants manque de temps « avec les pairs », peur qu’ils n’apprennent pas à « vivre en groupe » … Peur de les priver de quelque chose d’important, ou d’en faire des monstres « asociaux » ?

Dans nos débuts, je me suis donc efforcée de « les socialiser », de leur organiser des tas d’activités de groupe, à la fois pédagogiques et « socialisantes ». Régulièrement j’entendais la petite plainte « Je veux rester jouer à la maison », mais mes lunettes « besoin de socialisation » m’empêchaient d’entendre ce que me disaient mes enfants, à savoir : nous avons besoin de temps en famille, et besoin de temps tout seul.

Avec les années, les enfants grandissant, la peur se calme et les yeux s’ouvrent ! Nos enfants expriment leurs besoins, à nous de nous calmer et écouter, pour pouvoir leur donner une réponse adéquate, qui parte d’eux et pas de la pression de l’entourage ou de nos peurs.

6.     Le perfectionnisme

Bon, celui-là, quand on le chasse par la porte, c’est clair, il revient par la fenêtre ! Mais c’est dingue ! Il est partout ! En commençant l’école à la maison, je voulais aussi sortir d’un système qui impose aux enfants des exigences standardisées inadaptées … Et mes exigences ? Je n’en avais pas conscience, ou si peu.

Mes exigences envers nos enfants, bien sûr. Je les rêvais non seulement intelligents et instruits, mais aussi à la fois totalement libres et totalement dociles à mes volontés ! Spontanés et rieurs, mais aussi ordonnés et calmes ! Madre mia ! Aujourd’hui je pense que nos exigences inconscientes envers nos enfants sont encore pires que les exigences conscientes ! Pires, parce que non-dites, non-expliquées. Pires, parce que non-choisies. Elles nous viennent de notre histoire, de ce que nous ne voulons absolument pas répéter, de nos blessures, de nos peurs, de nos rêves d’enfants … A nettoyer, tout ça !

Et puis, mes exigences envers moi-même ! Quelle pression on peut se mettre ! Être une maman parfaite, c’est-à-dire douce et forte, qui écoute et qui fait respecter les limites, qui joue et qui fait régner l’ordre et la propreté, qui cuisine bio et équilibré, fait ses courses zéro déchet, s’occupe du potager, répond aux besoins, nourrit les passions, projets, stimule l’apprentissage libre et autogéré et s’assure que tout le monde a vu le programme pour le prochain contrôle…

Un monde d’injonctions contradictoires qui rendent impossible la paix du cœur …

Quelle erreur ! Bien sûr, la perfection n’existe pas ! Ni la mienne, ni celle de mes enfants, ni celle de mon mari !

La seule perfection à laquelle je pense aujourd’hui qu’il est juste de tendre de toutes mes forces, c’est celle de l’amour. Soigner en premier, tout premier lieu la qualité des relations, dans notre couple, dans notre famille. Tout le reste vient après.

7.     Comparer

Ah on ne le dira jamais trop, la comparaison est un poison. Combien de fois je me suis surprise en train de me comparer à d’autres mamans. Tantôt celle-ci, qui était si douce, ne criait jamais sur ses enfants, leur parlait avec un respect et un sourire qui me laissaient baba … Tantôt celle-là, qui avait déjà vu tout le programme du jury avec son ado alors que j’avais le sentiment de pédaler dans la choucroute … Ou encore une troisième, qui m’accueillait dans une maison immaculée, et m’offrait une tasse de thé dans sa cuisine si bien rangée.

Et puis, la comparaison des enfants ! Mais quel venin ! Comme si une fois maman, ma valeur personnelle se trouvait transférée en mon enfant. Il marche à un an ? Je me sens valorisée. Il ne lit pas à 6 ans ? Je me sens nulle. Pitié ! Ni mon enfant ni moi nous ne sommes réductibles à un palmarès d’acquisitions scolaires ou autres. Extraverti, introverti, calme ou plein d’énergie, petit, grand, mince ou gros … Aucun n’est ni « en retard » ni « avancé » ! Et aujourd’hui j’ai compris pourquoi : c’est parce que chacun est sur un chemin différent !

Chacun, chacune de nous a ses forces et ses faiblesses, et m’enfoncer intérieurement en me comparant ou en comparant mes enfants à d’autres nous nuit en tous points, détruit l’estime de soi et la qualité des relations. Fini, les comparaisons ! Place à la joie de la rencontre de belles et bonnes personnes qui par leur différence vont nous ouvrir de nouveaux chemins!

8.     Contrôler

Ça, je dois dire que ça a été un grand travail. Une grande erreur bien sûr, mais quand on l’a dans les tripes, le besoin de contrôler, on ne s’en sépare pas si facilement ! Pour commencer, encore une fois, il faut d’abord qu’on en soit conscient ! Et chez moi, ça a mis du temps…

Quand on fait l’école à la maison, on est beaucoup ensemble, ça va de soi. Et c’est super ! Mais on a aussi besoin de ne pas être ensemble, parfois. Et l’enfant a aussi besoin d’être loin du regard de maman, hors contrôle. De prendre des risques, d’explorer, d’expérimenter …

Heureusement quand on a 6 enfants, on n’a pas le temps de tout contrôler !!! D’enfant en enfant, ma vie s’est bien remplie et m’a bien aidée à lâcher ! Parce que vivre ensemble, accompagner, soutenir c’est bien, mais contrôler, ça non !

9.  Le désordre

Erreur, le désordre ? J’ai toujours été une personne très « arborescente » … Avec les idées, ça marche très bien. Une idée en entraîne 10 autres, qui chacune en entraîne 10 autres … C’est passionnant ! Dans ma tête, c’est le brainstorming permanent. Je suis comme ça, c’est parfois épuisant, mais c’est passionnant. J’écris ce post, et les 10 suivants sont dans la file d’attente, dans un coin de ma tête.

Mais avec les objets, quelle catastrophe ! C’est pareil ! Sauf qu’un « objectsstorming » permanent dans une chambre (ça c’est quand j’étais ado) ou dans une maison … c’est la panique. Je me souviens d’un jour, dans notre studio de jeunes mariés … On avait invité des amis à souper, mais impossible de les caser dans le living ! Alors j’ai fait une grande razzia, et tout fourré dans notre chambre. Le living était nickel. Sauf que le soir, quand ils sont partis, impossible d’ouvrir la porte de la chambre ! On était bons pour dormir dans le canapé !!!

Alors avec les enfants, ça s’est aggravé. C’était très clair, ma priorité était de passer avec mes enfants des moments de qualité, jouer avec eux, leur lire des histoires, aller au bébé-rencontre, les voir grandir … Et le linge, le rangement, le ménage, tâches bassement matérielles, attendraient !

Puis a commencé notre école à la maison, le bazar a joyeusement envahi le « grenier des merveilles », on ne trouvait plus la pièce manquante du puzzle de géographie, les étagères de matériel s’empoussiéraient … Help !

C’est là que j’ai découvert Flylady et compris que le désordre n’est pas une caractéristique inchangeable de la personnalité : on peut s’éduquer ! Et vivre dans une maison relativement propre et rangée, c’est quand-même plus agréable, surtout quand on y vit tous ensemble !

10.  Le temps pour soi

Cette dernière erreur a été celle de la culpabilité. Mon idée de la mère parfaite incluait une disponibilité totale et permanente. Pendant des années, quand je prenais un moment pour moi, je me sentais très coupable, j’avais le sentiment d’abandonner mes enfants. D’être une mauvaise mère. Et une mauvaise épouse aussi, puisque j’abandonnais mon mari seul avec les enfants.

Quelle folie ! Si on ne recharge jamais ses batteries, on se vide ! Et si on se vide, c’est malin, on n’a plus rien à donner ! Curieusement, c’est pour mes enfants que j’ai commencé à prendre du temps pour moi ! Au début, quand je partais par exemple à une journée d’atelier de céramique, je me disais que ça leur ferait du bien d’avoir un temps de qualité avec leur papa, que ça leur ferait du bien d’avoir une maman détendue et reposée … L’étape suivante a été de me dire que ça leur ferait du bien d’avoir le modèle d’une maman qui se respecte et prend soin de soi ; et un jour je suis arrivée enfin à me dire : j’y vais parce que j’en ai besoin, parce que ça me fait du bien.

Voilà les 10 plus grosses erreurs qui me sont venues à l’esprit … Il y en a sûrement eu plein d’autres, il y en aura encore … Learning by failing !

 

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Comments

  1. Bonjour Joëlle,
    Merci pour ce partage, je m’y retrouve sur beaucoup de points… Et là, je me sens moins seule à te lire !
    Bise.
    Céline

    1. Jo

      😘 bises à toi Céline! Voilà au moins une erreur qu’on va éviter, celle de rester toute seule dans son coin! C’est un de mes buts principaux, faire du lien entre nous, c’est vital!!!

  2. Laurence DEMANET

    Coucou,
    Comme toujours ton post tombe à pic!!!! Je me retrouve dans chacun d’eux, certains sont encore dans mes « to improve » et d’autres, ouf, je peux dire: « ahhh j’ai dépassé ça! ouf! ». Un nouveau apparaît aujourd’hui que j’ai envie de déposer ici. C’est un peu ton dixième point. Etre une bonne maman pour moi, c’est inconsciemment être 100% disponible à chacun de mes 5 enfants, à mon mari et à chacun de mes animaux (heureusement, il n’y a que deux chats et trois poules 😉 ). Et en plus de la disponibilité, j’attends de moi d’avoir envie, une heureuse envie de m’occuper d’eux.
    Eh bien, non… Comme me l’a si sagement soufflé mon aînée, j’ai aussi le droit de ne pas avoir envie de m’occuper d’eux et d’avoir envie de travailler dans mon potager ou d’aller travailler à l’extérieur, dans une société d’adultes uniquement, sans culpabiliser. Même si ils ont besoin de moi à ce moment-là! En l’écrivant, c’est encore dur.
    Voilà un immense « to improve » en cours. Merci d’offrir cette espace, cela m’aide énormément!

    1. Jo

      Coucou Laurence ❤ Merci à toi de nous enrichir par ton partage! Et bravo pour la conscientisation de tout ça; je te rejoins tout-à-fait, et j’adooore le rôle de ta grande dans ta réflexion! Fais lui un gros bisou de ma part!

  3. Anne Quinet

    Magnifique Joëlle! Nombre de points me correspondent aussi… Chaque jour j’avance à petits ou grands pas dans mon métier quotidien de maman.. Et instructrice. Le soir, avant de dormir, je fais mon feedback de la journée et j’essaie de voir les moments positifs, ça fait du bien et pour les moments plus difficiles et bien, je repars du bon pied le lendemain. C’est chouette de te lire et de partager ça avec toi ! Bonne soirée. Biz à Joseph de la part de Tom et de Lilou 😉

    1. Jo

      Merci Anne 😘 Sacré chemin, hein! Et que c’est bon de pouvoir en parler 😊
      Gros bisou aussi à Tom et Lilou; je transmets à Joseph !

  4. Aurélie

    Merci Joëlle! J’ai adoré te lire et n’ai eu aucune peine à me retrouver dans … ces 10 erreurs :-). Je m’étonne encore de savoir que tu les as rencontrées, pensant de l’extérieur que ces embûches ne te concernaient sûrement pas. Ce doit être une 11 ème erreur: penser qu’on est là seule à faillir!
    Très très souvent je pense à toi et aux questions que J’aimerais te déposer en espérant que tu éclaires ma lanterne. Et voilà qu’en te lisant, j’y vois déjà plus clair😊.
    Gros bisous!

    1. Jo

      Haha ! Merci Aurélie ! L’herbe est toujours plus verte chez la maman ief d’à côté 😘 On fera un saut en Belgique dans quelques semaines, ce serait chouette qu’on se voie !

  5. Carine

    Wouaouh magnifique article, je m’y reconnais totalement, moi qui suis épuisée et au bord du burn out avec seulement 2 enfants en ief…

    1. Jo

      Merci Carine pour ton commentaire, qui me touche beaucoup. Prends soin de toi, c’est le plus beau cadeau que tu puisses faire à tes enfants. Le choix de l’instruction en famille est un choix magnifique; c’est aussi un choix qui implique un don de soi très intense et radical. Mais pour se donner, il faut d’abord recevoir, être bien, être « remplie ». Quand on se vide, on n’a plus rien à donner. Je te conseille le livre « La fatigue émotionnelle et physique des mères : Le burn-out maternel » , qui m’a beaucoup aidée il y a quelques années. Est-ce que tu es entourée de personnes bienveillantes? Est-ce que tu reçois du soutien dans ton projet? Bonne continuation, bon courage et surtout demande de l’aide!

  6. Fabienne

    Chouette article! Plusieurs de ces erreurs concernent aussi les parents qui n’ont pas fait le choix de l’ief et qui essaient de « compenser » les failles de l’école et tentent de pratiquer l’ief durant les temps libres de leur enfant. Merci!

    1. Jo

      Merci, Pamela! J’avais envie de vous partager très simplement mes essais et erreurs, parce que d’expérience, parfois c’est encore ce qui aide le mieux à avancer…

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